Traitements de l’hyperhidrose : du moins invasif au plus médical (2026)

L’hyperhidrose se traite : c’est le message essentiel de cette page. Qu’il s’agisse d’une transpiration excessive des mains, des aisselles, des pieds ou du visage, des solutions existent — du plus simple au plus définitif. Ce hub classe les options thérapeutiques disponibles en 2026 selon leur niveau d’interventionnisme, pour vous aider à progresser méthodiquement avec votre médecin. Chaque traitement est détaillé dans une page dédiée. Pour comprendre l’ensemble du tableau, consultez notre guide comprendre l’hyperhidrose et ses types.

Antitranspirants au chlorure d’aluminium : guide concentrations

Première ligne de traitement recommandée par les dermatologues, les antitranspirants à base de chlorure d’aluminium agissent en obstruant mécaniquement les canaux des glandes sudoripares. Les concentrations varient de 12 à 30 % selon la zone traitée et la sévérité des symptômes. Accessibles en pharmacie ou sur ordonnance, ils constituent le point de départ logique avant tout traitement médical. Antitranspirants au chlorure d’aluminium : guide concentrations

Iontophorèse : guide complet mains et pieds

Traitement de référence pour l’hyperhidrose palmaire et plantaire, l’iontophorèse consiste à faire passer un faible courant électrique à travers la peau imergée dans l’eau. Un protocole initial de 10 à 20 séances produit des résultats chez 80 à 90 % des patients, maintenus par des séances d’entretien espacées. Disponible en cabinet ou avec un appareil personnel. Iontophorèse : guide complet mains et pieds

Injections de toxine botulique

Les injections de botulinum toxine de type A dans le derme bloquent la transmission nerveuse vers les glandes sudoripares. L’effet dure généralement 6 à 9 mois avant renouvellement. Indiqué principalement pour les aisselles, partiellement remboursable par l’Assurance maladie sous conditions (hyperhidrose axillaire sévère échec des antitranspirants). Réalisé en cabinet de dermatologie ou en neurologie. Injections de toxine botulique

Anticholinergiques oraux (oxybutynine, glycopyrrolate)

Les médicaments anticholinergiques agissent sur l’ensemble du système nerveux autonome en réduisant la stimulation des glandes sudoripares par l’acétylcholine. L’oxybutynine et le glycopyrrolate sont les molécules les plus utilisées en France pour cette indication. Efficaces en quelques jours, ils exposent à des effets indésirables (sécheresse buccale, constipation) qui conditionnent leur tolérance à long terme. Anticholinergiques oraux (oxybutynine, glycopyrrolate)

miraDry : destruction définitive des glandes sudoripares

Approuvé par la FDA et disponible en France dans des centres spécialisés, miraDry utilise des micro-ondes calibrées pour détruire de manière permanente les glandes sudoripares et apocrines des aisselles. Une à deux séances suffisent en général. L’effet est durable car les glandes détruites ne se régénèrent pas. Non remboursable, le coût par séance varie de 1 500 à 2 500 €. miraDry : destruction définitive des glandes sudoripares

Sympathectomie : chirurgie pour cas sévères

La sympathectomie thoracique endoscopique (ETS) consiste à sectionner ou clipper les chaînes nerveuses sympathiques contrôlant la sudation des mains et du visage. Les résultats sur l’hyperhidrose palmaire sont excellents (90 % de succès), mais l’opération expose à un risque significatif de sudation compensatoire (sudation accrue sur le tronc ou les jambes). Réservée aux cas sévères après échec des autres options. Sympathectomie : chirurgie pour cas sévères

Sur ce sujet

Sources : HAS, ANSM, SFD. Les informations de cette page ont un caractère éducatif et ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un médecin ou un dermatologue pour toute décision thérapeutique.

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